Mardi 11 septembre 2007

           Celui là est un txte que j'ai du écrire quand j'avais 18ans (j'en ais 20 maintenant). En gros c'est quasiment de l'écriture automatique, exclusivement au feeling, sans signification particuliere.


                
Oh toi miroir du passé, bribes de phrases semées au gré des lignes. Convergeant vers un point ultime d’harmonie naturelle. Je relis ces mots, ces phrases, ces expressions d’antan, qui me furent si proches, si secrètes. Des mots que personne ne devait lire, mots qui me liaient à mon existence. Qu’est il de mieux qu’une mémoire écrite qui nous replonge malgré nous dans des sentiments oubliés depuis longtemps. Des sentiments que nous ne revivrons plus, le parfum de l’adolescence, un son entendu par une oreille novice, une image même, que nous ne reverrons que d’une autre façon, image emprunte de nostalgie de nos ages oubliés.

J’écoute encor et encor, ces quelques notes de pink floyd qui percutent mes tympans a chaque mouvement de ces ondes magiques qui traversent les ages. Ces sensations intemporelles qui semblent être composées pour nous et qui rentrent dans l’instant comme si, de tous temps, elles étaient là et qu’elles devaient le rester. Nous faisant oublier l’inéluctable ou l’éphémère. Car c’est bien de l’éphémère dont il s’agit, cela donne a nos existences une lueur poétique, pourtant si cinglante et froide parfois, souvent même, pour toujours et à jamais. Nous restons donc esclaves de notre temps et de nos souvenirs, vivre pour renaître, renaître dans des effluves déjà bien connues. Que tout cela veut il dire ? Rien peut être. Rien, comme tout. Mais laissez vous porter une seconde par ces mots, ces sons qui se faufilent dans les canaux de vos cerveaux douloureux. Et peut être, pour une fraction de seconde, un instant d’éternité. Vous aurez compris, vous aurez senti, toutes les extrémités de vos nerfs qui se croisent dans votre enveloppe et qui, un jour, disparaîtront. Prenez une bouffée d’air et sentez la vibrer dans votre gorge humide, cette même bouffée qui vous fait vivre, cette même bouffée qui donne un son à votre voix, qui vous empêche d’être muet dans la contemplation sensuelle de la matière.

Les mots s’emmêlent, s’entrechoquent, se déchirent, perdent tout sens commun, pour ne laisser place qu’au sensuel, l’hémorragie perceptive. La décomposition de toute raison, l’explosion d’un crâne morcelé, broyé par le temps libérateur. Vermine grouillante sous les pores de l’existence. Concentration étouffante des masses. Oppression du réel. Goudron de nos esprits.  Orifice béant de nos souffrances itinérantes.

Le miroir est brisé, nous voici face au rien.

Par Caïn - Publié dans : Moi et mes aléas
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 11 septembre 2007

C’est l’un des rares écrits pour lequel j’ai une date exacte 18/12/2003, ce qui signifie que j’étais en 1ere et que j’avais a l’époque 16, ans. La 1ere était l’année pendant laquelle j’ai littéralement explosé. J’étais le dandy parfait d’un point de vue vestimentaire et sexuel et j’essayais de trouver quelque chose d’excitant à faire chaque jour. Et c’est aussi l’année où je me suis remis à écrire assez souvent, ce que je ne faisais plus depuis un an.

 

 

 

 

 

 

La triomphante illusion d’une vie monotone.

 

Ce familier désir

D’enflammer le quotidien

Persiste dans mon être

Embrase ma volonté

 

Ce familier désir

De rompre l’agonie

D’une éphémère inspiration,

D’une envie de liberté

 

Ce familier désir

De laisser une emprunte

Sur le sol froid de l’art humain

Dans un sursaut de flamboiement

 

Ce somptueux désir

De percer une brèche

Dans une vie qui n’est pas mienne

Par Caïn - Publié dans : poèmes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 11 septembre 2007

Un petit "poème" écrit quand j'étais au lycée me semble t il.


Mémoires

 

Quand ma mémoire refera des siennes

Et ce grand mal au creux des reins

Me rebraillera les mêmes rengaines

Qu’une belle nuit où je mourais

 

Ta seule image comme dans un songe

Me hantera jusqu'à l’instant

Ou ton murmure dans mon oreille

S’écoulera comme un écho

 

Enivrant mon dur sommeil

Tel un souvenir très insistant

Tu réveilleras tous les sourires

Que mon visage a ignoré

 

Quand sous l’emprise de mes paupières

Qui maintenant ne se closent plus

Tu disparais une fois encore

Dans mes souvenirs te retrancher

 

Ta voix n’est plus mon corps est lourd

Ton pas se brouille dans mes pensées

Mais tu es là, tapi dans l’ombre

Dans un recoin de mon esprit

 

Car c’est bien là,  mon humble frère

Dans cette demeure qui t’es dédiée

Que revivront tous les mystères

De notre histoire abandonnée

Par Caïn - Publié dans : poèmes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 11 septembre 2007

En grand mélomane invétéré, je me dois de vous parler d’un musicien français un peu hors normes, appartenant au courant des minimalistes. A savoir une musique répétitive suivant toujours le même rythme et avec peu d’instruments, contrairement à ce qu’on peut penser c’est un courant musical très intéressant, il est aussi présent dans la sculpture et la peinture, inutile de préciser que c’est très contemporain.

Je veux parler de René Aubry. Un musicien qui à une cinquantaine d’années dont les compositions ne sont que très peu connues du grand public. Souvent utilisées pour des bandes originales ou des pièces de théâtres et opéras notamment ceux de Carolyn Carlson.

Il a commencé très récemment à se produire sur scène, à découvrir absolument.

 

Albums conseillés :

Steppe

Après la pluie

Signes

 

BO de films :

La révolte des enfants

Killer kids

Malabar princess

Par Caïn - Publié dans : musique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 11 septembre 2007

Petite fable tirée de mon ancien blog beaucoup plus free style que celui là.

 

 

Un jour, un homme se promenait au sommet d'une montagne méditant sur son moi et sa raison d'être quand soudain, surgit de l'ombre d'un bosquet, une créature que jusqu'a ce jour il n'avait vu qu'en miniature.
-Hey, lui dit la couille géante, ou vas tu brave homme.
-Oh très chère créature des bois, je ne vais nulle part, mais qui es tu dis moi je ne te connais pas
-Ne te moque pas de moi, repondit elle, car il n'est point besoin de faire une fouille pour reconnaître en moi une couille.
A ces frustes paroles le brave homme soudain rigole:
-ah mais ceci je le vois bien mais crois moi je n'y comprends rien, que fais tu donc ici petite, et ou est donc passée ta bite.
-oh que je sois maudite, car ma détresse vient pas d'une bite mais de ma soeur qui m'a laissé blessant mon coeur
-Mais pourquoi t'a t'elle laissé car il est vrai que je ne vous connaissais qu'enlacées, sans vous chercher querelle ainsi que des soeurs jumelles/
- a ceci voici ma réponse, dit elle en sortant des ronces, notre propriétaire un fougueux grabataire, nous aimait tendrement et nous massait rageusement. Un jour, la belle affaire, il fut frappé d'hernie testiculaire. Ma belle soeur prit alors la couleur du ciel, et dans son désarroi il la coupa. Depuis lors je me suis décroché et je n'ai cessé de la chercher. Cela fait longtemps maintenant que j'ère sans pouvoir trouver son repère, et a mon plus grand malheur je gonflé d'heure en heure sans aide pour me vider.
Pris de pitié notre chevalier lui proposa de s'accrocher à sa bite afin de la vider aussi vite.
-accroche toi donc que je me branlasse affin de soulager ce qui te tracasse
la couille accepta et s'approcha de lui, mais a ce moment fatidique sans faire un hic, la couille géante explosa et arrosa de sa semence tout le petit bois ainsi que notre homme qui goulûment s'y noya.
La morale de cette histoire mes amis c'est que... eh bien il faut respecter les couilles géantes.

Par Caïn - Publié dans : Humour et dérision
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 11 septembre 2007

Alain Soral : un essayiste, écrivain, intellectuel sulfureux et agitateur intrépide.

 

Voila un singulier personnage à qui j’aimerais consacrer quelques lignes dans mon blog. La raison en est que ce genre d’individu se fait de plus en plus rare en France (et c’est certainement le cas ailleurs aussi), et cette rareté ne va pas sans en réjouir un certain nombre. Et pour cause, l’une des dernières controverses à son sujet va sûrement en surprendre plus d’un, du moins, de ceux qui n’ont pas attentivement suivi la campagne présidentielle que j’affectionne tant.

En effet, Alain Soral a toujours été, et est encor, un fervent marxiste et un militant de gauche. Je l’ai découvert un jour en regardant la télé (chose que je ne fais que rarement), dans un quelconque talk-show infesté de féministes enragées capables de faire virer de bord n’importe quel hétérosexuel qui aurait eut le malheur de passer dans le coin. Et dans cette assemblée de ce qui semblait être des hommes dotés de pectoraux surdéveloppés qui semblaient devoir compenser l’absence de cette verge qui nous était si familière, était assis le fameux Soral. Ce qui m’a tout d’abord interpellé c’étaient tous ces regards hargneux de hyènes prêtes à bondir qui convergeaient vers lui. Voyant ça, je me suis dit que cet individu ne pouvait qu’être sympathique. Je n’ai jamais compris le féminisme, outre sa vulgarité apparente, ce qui m’a toujours laissé perplexe c’est : pourquoi les femmes prennent elles l’homme pour référence et veulent a tout pris l’égaler ? C’est en sois un paradoxe car vouloir égaler quelqu’un c’est, par définition, lui accorder une certaine supériorité. Il est vrai que les revendications de ces braves créatures ne s’arrêtent pas à une simple question morale et métaphisicophysiologique (je sais cela n’existe pas), mais touchent aussi au domaine social et salarial ce qui déjà, est plus légitime. Il s’en est suivi un débat sur la parité dans lequel Alain Soral, entre autres choses très sensées(même si provocantes), a remarqué une chose très juste : cette histoire de parité est complètement dépassée, du moins dans le domaine politique, car si il est un fait incontestable que la politique a toujours été un domaine masculin tendis que bien d’autres domaines étaient typiquement féminins, il est aussi vrai que dans un domaine aussi instable que la gestion d’un état, le débat ne peut pas se focaliser sur la parité, c’est utopique et ce ne serait qu’une histoire de forme qui irait au détriment des réelles préoccupations politiques. Mais bref ce fut mon premier contact avec Mr Soral, ou l’un des premiers. Je n’ai toutefois pas encor eut l’occasion de lire ses livres dont j’ai beaucoup entendu parler. Par contre j’ai regardé a peu près toutes les vidéos disponibles le concernant et lu la plupart des textes sur son site officiel (www.alainsoral.com). Ce qui m’a énormément plu chez cet homme est son franc parlé, et le refus de se pliés aux anti préjugés dont nous sommes souvent victimes. Car nous avons tellement peur de se faire taxer de racistes antisémites, homophobes d’asociaux ou de parasites qu’il y a un certain nombre d’idées que nous avons même peur de penser tellement elles sont jugées inconcevables, il en va de même pour un certain nombre de termes. Et ça touche même au domaine de l’humour, Dieudonné en  est un parfait exemple, car même si je n’ai pas trouvé son sketch drôle, je n’ai absolument pas compris de quel droit il a provoqué un tel tollé. Et le pire c’est que c’est la réaction et non le sketch qui pourrait pousser à l’antisémitisme primaire. Mais comme le disait Desproges (dont je suis heureux qu’il soit mort finalement ce qui lui donne l’avantage de ne pas finir en prison pour son sketch sur les juifs qui allaient a Auschwitz parce que c’était gratuit) « On peut rire de tout, on doit rire de tout, mais c’est dure de le faire avec tout le monde ». Moi-même qui suis un russe fraîchement immigré et bisexuel, je me suis plusieurs fois fait traiter de nazi homophobe… comme quoi il n’en faut pas grand-chose dans certains cas, mais j’en parlerai sûrement dans un article à venir.

Bref revenons en à Soral. Ce cher homme est très régulièrement censuré, boycotté, malmené par toutes sortes d’abrutis qui n’envisagent même pas l’hypothèse qu’il puisse y avoir un fond de vérité dans ses propose, même si ces derniers sont brutaux incisifs et provocateurs. Mais au moins ils ne laissent pas sans réaction contrairement aux platitudes redondantes qu’on a l’habitude d’entendre. Mais le problème n’est pas là, le problème est que cet homme est dangereux et que les médias ne peuvent pas se permettre de l’inviter n’importe ou avec n’importe qui. Car quoi qu’on puisse penser de ses idées il a un sens de la rhétorique et de l’argumentation tel qu’il peut démonter la plupart de ses interlocuteurs en moins de 5 minutes pour peu qu’ils se mettent à dire des absurdités à peine masquées par quelques tournures extravagantes. Donc il fait peur, il n’y a qu’a voir les deux invitations décommandées qu’il a eut a « ripostes » dont une par les soins d’Olivier Besancenot qui a refusé de débattre avec lui en l’injuriant par des propos orduriers. Grossière erreur et manque de tact, car même sans être face à la personne Soral ne se tait pas, il fait circuler des vidéos sur internant mettant son point de vue a la disposition de tous les intéressés, et il ne mâche pas ses mots non plus à l’encontre de Besancenot, il en va  de même pour Dantec (bon écrivain de Sf apparemment mais abruti abruti aigri par ailleurs, se baladant avec des allures de vieux gothique nazillon) et Finkielkraut (un philosophe juif aigri lui aussi).

J’en viens donc à la dernière grande controverse le concernant. Il y a 6 mois, Alain Soral, Marxiste invétéré, déclarait son soutient pour Jean-Marie Le Pen ainsi que sa participation active à sa campagne ! J’ai moi-même été très surpris au vu de mon opinion concernant le FN qui était aussi reluisante que celle de la plupart des Français. Mais il est vrai que je ne me suis jamais trop penché sur la question d’autant plus qu’un membre de ma famille, journaliste renommé anciennement domicilié à Alger m’a certifié avoir été personnellement torturé par Le Pen. Je tairais son nom mais ceux d’entre vous qui se sont penchés sur la question Algérienne auront sûrement une idée car il s’agit de quelqu’un qui s’est énormément penché sur la Question.

Je me suis donc intéressé de plus près au FN et, même si je n’en suis pas devenu partisan, je me suis rendu compte qu’effectivement une bonne partie des idées véhiculées étaient pures élucubrations émanant de répliques mises hors contexte. Je n’en dirais pas plus à ce sujet dans cet article. Mais j’affirme que si j’avais du aller voter, ce que je n’ai pas fait (explication dans l’article précédent), j’aurai largement pu voter FN juste parce que c’est le seul partie encor honnête en France, qui pourrait nous faire réagir face à  ce système anti démocratique dans lequel nous nous plongeons sans même nous en rendre compte.

Pour conclure, je vous incite vivement a vous intéresser à ce que dit et écrit Alain Soral tant bien que mal car il faut que ce genre de personnes puissent s’exprimer librement et équitablement, il a des choses très intéressantes à dire que nous ne sommes peut être pas prêts à entendre. Alors même si ses idées prêtent à polémique, c’est un homme de convictions, là-dessus le doute n’est pas permis. Et il représente un mode de pensée un peu moins formaté et plus alternatif que la plupart d’entre nous bouffés par les médias.

Longue vie aux punks.

Par Caïn - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 22 juin 2007

Petite mise au point politique.

 

Il y a quelques temps,  peu avant les élections présidentielles, j’avais écrit un petit article, sur un blog créé spécialement a cet effet, qui avait suscité beaucoup de réactions (http://www.theburningone.skyblog.com). Des réactions tout aussi positives que négatives. Pour résumer, je disais que ces élections étaient un simulacre de démocratie et qu’à force de nous rabâcher qu’il fallait a tout prix aller voter nous en étiez à oublier ce qui nous poussait à la faire. Car vous êtes nombreux à avoir voté Contre Nicolas Sarkozy et non pas Pour Ségolène Royal. Et c’est précisément là que le principe même de démocratie est bafoué, notre attention a été détournée des réels problèmes de société ou même de morale politique au profit d’une espèce de Star Académy Grandeur nature « si vous voulez que Sarko quitte le Château votez PS ». Une campagne où « nous » (entre guillemets car je me suis abstenu) avons voté à la tête sans nous soucier ni des programmes ni des motivations de chacun, enfin rien qui ne ressemble à de la réelle politique. Pourtant vous en trouvez toujours pour vous dire que même si vous ne vous reconnaissez dans aucun candidat (ce qui déjà n’est pas très normal dans une démocratie) vous vous devez de voter blanc pour participer au scrutin. Je traduis : « Même si vous n’approuvez pas cette politique, et que le système ne vous semble pas convaincant, vous devez prendre sur vous et faire un truc parfaitement inutile qui montrera que malgré votre désaccord vous cautionnez ce système »… est ce normal d’avoir un raisonnement comme celui-ci ? Si nous ne ressentons pas le besoin ou l’envie d’aller voter est ce que cela signifie que nous sommes antidémocratiques et nous avons un problème ou alors est ce que ca veut dire que quelque chose est susceptible de clocher au sein même de ce système ? Serait ce possible ??!!

D’autres gens m’ont dit que si je n’allais pas voter je n’aurais pas le droit de manifester ou de raller de quelque manière que ce soit à l’encontre du gouvernement car j’ai laissé faire. Mais ce sont ces mêmes personnes que l’on a retrouvé dans la rue à brailler au lendemain du deuxième tour pour la simple raison que Sarkozy est passé (même si la raison officielle reste vague). Or ne sont ce pas plutôt eux qui sont dans l’illégitimité totale lorsqu’ils contestent le résultat d’une élection en bonne et due forme à laquelle ils ont participé, et qu’ils ont perdue ? Est-ce que ce n’est pas un tantinet antidémocratique et fascisant ? Et ce que nous, les abstentionnistes, ne serions pas bien plus légitimes qu’eux dans ce genre de manifestations, nous qui dès le début avons dénigré ces élections ? Et qui avons aussi exprimé notre avis en n’étant pas allé voter (car c’est un avis à part entière contrairement à ce que certains peuvent penser) ? Je vous laisse seuls juges.

Pour en revenir à mon blog, j’y proposais de se réunir devant la mairie le jour des élections affin de bruler nos cartes électorales en signe de protestation. Cela aurait pu être marrant. Mais bon,  d’une eut il fallu s’en occuper, de deux, pour le coup nous serions réellement tombés dans l’illégitimité. Et ces élections ne valent peut être pas le coup que l’on se mette légalement en tort pour elles, profitons de notre droit à l’abstention temps que nous le pouvons… Donc ce projet fut petit à petit délaissé une fois tarie l’excitation de l’idée de jouer les révolutionnaires  décadents.

Qu’en est-il aujourd’hui ?  Nous  nous retrouvons dans un système à biparti à l’américaine, à ceci près que nous avons toujours des micro-partis qui n’ont pour fonction que de maintenir une illusion de démocratie. Car je constate que certaines personnes n’auraient même pas donné leur voix a ces partis pour peu qu’ils aient le moindre le doute sur la possibilité de ces partis à pouvoir un jour passer la barre du premier tour.

Donc maintenant, nous avons pour président un médiocre avocat mégalomane et névrosé qui a passé ces deux dernières années à parader devant les caméras du service public et qui, par conséquent, a un bilan plus que douteux. Capable de dire absolument tout et son contraire, n’ayant aucune conviction personnelle et qui, de plus, n’a rien d’un politicien au sens noble du terme.

Et de l’autre côté, pour opposition, nous avons la sainte vierge du social fendant les nuages tel Moïse écarte les flots. Elle nous a compris ! Ce qu’elle a compris exactement demeurera à jamais un mystère mais l’intention y est c’est le principal. Siégeant (presque) à la tête d’un parti disloqué sans programme. Un parti auquel nous pouvons accorder qu’il canalise assez bien les fougueuses passions déchainées de la nouvelle génération de bobos méchus en slime.

C’est triste mais que voulez vous…  « Pour l’instant ça va »… « Pour l’instant ça va » »de toute façon c’est fait alors donnons lui sa chance ». Le seul souci étant qu’il a autant de chance d’être un bon président que d’atteindre une taille raisonnable en prenant 20 centimètres dans l’année. « NE FAITES JAMAIS CONFIANCE A UN NAIN, C’ EST FOURBE !!! » 

Par Caïn - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 22 juin 2007

Délires du jeudi soir,

 

 

Il est des jours ou, on ne sait pourquoi, écrire devient subitement le seul mot d’ordre. Des jours ou tout événement extérieur semble totalement superflu, et non seulement superflu mais aussi insupportable et inutile.

Combien de fois ais je vaguement repensé au suicide, moi qui ais déjà frôlé ma mort de mon propre chef. Il est effrayant de voir a quel point cette facilité est attrayante. S’asseoir dans son fauteuil en toute sérénité, repenser a tout ce que l’on a pu vivre, a tout ce qui ne nous retient plus et partir lentement dans les limbes de nos souvenirs incertains. Rejoindre cette inertie bienfaitrice dénuée de toute conscience qui pourrait s’avérer salvatrice. Quand finalement le doute subsiste « et si finalement il y avait quelque chose âpres la mort ? ». Horreur et déception. Si jamais je mourais pour rien ? Si jamais, après avoir quitté mon corps, mon esprit se retrouvait réellement pris au piège dans une sorte d’autre dimension, donnant raison a cette théorie de boucle immuable, de renaissance infinie, et de douleur constante...

A maintes reprises, des gens m’ont répété a quel point j’étais exceptionnel, rare, précieux, talentueux. Ils ont soutenu cette théorie avec insistance, ne laissant plus de place au doute, pour eux, et puis pour moi petit à petit.  Pensez y quelques minutes, quelle atroce situation. Si jamais ces gens se trompaient ? Si jamais je n’étais rien d’autre qu’une personne plus ou moins ordinaire vivant dans un monde peu adapté, me laissant dériver dans ses flots de décadence stupide. Un excellent acteur du quotidien pourtant, ayant pour seul talent de pouvoir duper le monde qui m’entoure concernant ma réelle condition. Condition d’homme vide aspirant aux grandes choses que je ne suis, en réalité, point capable de réaliser. Dans ce cas je ne serais que déception pour mes proches, vague illusion pathétique pour mes connaissances, et, rien pour les autres.

Et dans le cas inverse, si jamais tous ces gens, qui ont foie en moi et ne m’offrent aucun bénéfice du doute, avaient raison. Si leur erreur n’était que de penser que ce « dons » qu’ils m’attribuent était une chance. Car le risque est que je ne sois pas capable d’exploiter ces capacités, bien trop occupé à survivre, m’accrocher, seul, à ce monde bizarre, n’ayant personne pour me rassurer dans une quelconque légitimité. Car je suis, d’une certaine façon, poursuivi par la sensation d’être totalement détaché de la réalité, de n’y avoir aucun encrage, aucune attache. Le sentiment d’évoluer dans un espace préétabli, ou tout semble tracé par avance, ne laissant place a aucun aléas. Sauf pour moi. J’ai l’impression de ne pas avoir de place, pas de sentier que je pourrais suivre pour « réussir » ma vie. Chance et désastre à la fois. Je ne pourrais jamais être comme tout le monde et je n’y ais jamais aspiré au final, mais je suis condamner à construire ma route tout seul, sans exemple à suivre, sans repères salvateurs, en m’avançant toujours sur la corde raide de l’équilibriste de cirque.

Comme m’a dit un jour un ami : « l’une des choses qui caractérise un comportement homosexuel est la recherche perpétuelle de son double ».  Plus j’avance dans le temps plus cette remarque me semble légitime. J’ai passé ces dix dernières années à essayer de trouver quelqu’un comme moi, pour me rassurer, m’aider, me comprendre, me dire que c’est peut être moi qui suis dans le vrai, que je ne suis pas seul… en vain. Ce même ami, psychiatre accompli et très réputé, m’a dit hier « De toute ma carrière, je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme toi ».  Certains pourront me dire que c’est un compliment de valeur. Mais à 20ans quel effet cela fait il d’entendre de la bouche d’un homme trois fois plus âgé que, finalement, cette quête du double, peut s’avérer vaine ? Que le temps de se chercher une légitimité est peut être révolu, et qu’il est surement temps d’essayer de s’accomplir sans plus se poser ce genre de questions.

Peut être que les quelques personnes qui liront cela me trouveront d’une prétention sans nom, imbu de moi-même, narcissique. Peut être que vous n’aurez pas tort.  Peut être ne comprendrez vous pas. Mais quoi qu’il puisse en être, ce n’est qu’un vague reflet de ce que je ressens tous les jours. Et je veux bien croire que c’est peu ordinaire, que c’est confus aussi. Mais que voulez vous… Si je pouvais choisir de mener une existence normale, même monotone, sans ces multiples questions qui hantent mon esprit, eh bien…  de toute façon je n’ai pas le choix.

Une dernière chose, petite parenthèse une fois de plus destinée à d’éventuels lecteurs, je ne m’apitoie pas sur mon sort, je ne fais que constater. Je ne cherche pas à me faire plaindre, je ne suis pas malheureux ce serait trop dure a assumer, c’est bien trop de travail que de se sentir mal et je suis bien trop fainéant pour ça.

Par Caïn - Publié dans : Moi et mes aléas
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 22 juin 2007

Soupe a la tomate.(premier jet)

 

           Délectable plat généralement composé de soupe et de tomate. Servie chaude en début de victuailles elle est un met tout a fait approprié a une consommation en famille. Quoi de meilleur que de se rassembler devant un gigantesque bol remplit d’un liquide rouge fumant et purulent tel du magma en fusion. Quoi de mieux que de sentir ses effluves vaporeuses percuter vos parois nasales d’une caresse veloutée, vous chatouillant les vaisseaux telle une ligne longitudinale de sucre brun.  Quoi de plus goulu que de pouvoir  capter les cheminements de cette douce liqueur onctueuse et poivrée au fond de votre gorge palpitante, glissant jusqu’au fond des entrailles pour enfin atterrir mollement  dans  la soyeuse poche stomacale. Cette douce chaleur un peu moite qui fait doucement frémir vos muscles abdominaux tandis que le précieux liquide encor fulminant s’apaise peu à peu dans la bile de vos organes.  Puis, tout doucement, sentez-le reprendre vie, se vider peu a peu de sa substance, se condenser, se compacter, se broyer, pour ne laisser de son aspect primaire qu’une masse gluante et purulente, si douce pourtant lorsqu’elle s’engouffre dans le sombre corridor se situant a l’autre extrémité  de cette sphère rose et charnue qui rompt la continuité cylindrique de votre organe transitoire. Sentez-le couler peu à peu,  zigzagant dans son sombre labyrinthe, inéluctablement contraint par la gravité. Puis, sous la pression grandissante appréciez ces petits picotements indécis lorsqu’il se vide de son liquide, irritant mollement les parois de sa route par ces petits grains poivrés,  nonchalants. Il descend encor et toujours, se faufilant, serpentant,  se tassant. Poussé par quelque force mystique.   Quand soudain il bute, la route lui est barrée, à cet élément qui fut liquide, qui fut soupe a la tomate, emprunt des stigmates de sa gloire passée. Le voila terni, réduit, compacté, éprouvé par sa route, ivre de son angoisse, cloisonné, prisonnier.  Il doute un instant d’un jour pouvoir revoir la lueur pale des étoiles au couché de ce soleil rougeoyant qui illuminait ses jours d’antan. Il attend, gagné par un doux souffle chaud lui venant d’en haut,  il s’y blottit, sentant son heure. Il s’assoupit et puis s’endort. Lorsque soudain ce même souffle chaud qui venait d’en haut  s’arrache brusquement a lui pour s’engouffrer dans une ouverture qui s’était formée dans ce cul de sac palpitant, il l’entendit sortir dans un tonnerre sonore et vrombissant tel un ouragan aspiré dans un trou noir. Profitant de cette incroyable opportunité, notre héros, lui qui voyait ses jours comptés, se précipite au dehors élargissant ce curieux vortex de ses petits doigts musclés. Il pousse fulmine, soupire, transpire se donne cœurs et âme pour revoir la lumière du monde. Il lutte, lutte, lutte, contre ce vorace sphincter qui lui barre la route. Mais ses forces l’abandonnent, le laissant livré en proie à son désespoir. Quand, soudain, dans un ultime effort surhumain et avec l’aide de la splendide pression divine provoquée par une poignée de cerises bien mures ingurgitées au dessert, il se libère de son anneau et se propulse à l’extérieur.

Le soleil remplit soudain ses yeux d’un éclat noisette, l’irradie de sa chaleur bienfaitrice,  le submerge de bonheur, puis le consume lentement, tendrement, le fait fondre sans retour. Jusqu'à  n’en laisser qu’un vague souvenir, spectral. Souvenir d’une vie pleine de promesses, d’une mission accomplie et d’une odeur certaine.

Voici l’histoire vraie de la bien nommée et soupe à la tomate. En espérant que des aujourd’hui vous, mes braves lecteurs, accorderez un peu de votre indulgence a ce pauvre plat au regard de tout ce qu’il a vécu.

Par Caïn - Publié dans : Humour et dérision
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Catégories

Commentaires Récents

Archives

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus