Celui là est un txte que j'ai du écrire quand j'avais 18ans (j'en ais 20 maintenant). En gros c'est quasiment de l'écriture automatique, exclusivement au
feeling, sans signification particuliere.
Oh toi miroir du passé, bribes de phrases semées
au gré des lignes. Convergeant vers un point ultime d’harmonie naturelle. Je relis ces mots, ces phrases, ces expressions d’antan, qui me furent si proches, si secrètes. Des mots que personne ne
devait lire, mots qui me liaient à mon existence. Qu’est il de mieux qu’une mémoire écrite qui nous replonge malgré nous dans des sentiments oubliés depuis longtemps. Des sentiments que nous ne
revivrons plus, le parfum de l’adolescence, un son entendu par une oreille novice, une image même, que nous ne reverrons que d’une autre façon, image emprunte de nostalgie de nos ages
oubliés.
J’écoute encor et encor, ces quelques notes de pink floyd qui percutent mes tympans a chaque mouvement de ces ondes magiques qui traversent les ages. Ces sensations intemporelles qui semblent être composées pour nous et qui rentrent dans l’instant comme si, de tous temps, elles étaient là et qu’elles devaient le rester. Nous faisant oublier l’inéluctable ou l’éphémère. Car c’est bien de l’éphémère dont il s’agit, cela donne a nos existences une lueur poétique, pourtant si cinglante et froide parfois, souvent même, pour toujours et à jamais. Nous restons donc esclaves de notre temps et de nos souvenirs, vivre pour renaître, renaître dans des effluves déjà bien connues. Que tout cela veut il dire ? Rien peut être. Rien, comme tout. Mais laissez vous porter une seconde par ces mots, ces sons qui se faufilent dans les canaux de vos cerveaux douloureux. Et peut être, pour une fraction de seconde, un instant d’éternité. Vous aurez compris, vous aurez senti, toutes les extrémités de vos nerfs qui se croisent dans votre enveloppe et qui, un jour, disparaîtront. Prenez une bouffée d’air et sentez la vibrer dans votre gorge humide, cette même bouffée qui vous fait vivre, cette même bouffée qui donne un son à votre voix, qui vous empêche d’être muet dans la contemplation sensuelle de la matière.
Les mots s’emmêlent, s’entrechoquent, se déchirent, perdent tout sens commun, pour ne laisser place qu’au sensuel, l’hémorragie perceptive. La décomposition de toute raison, l’explosion d’un crâne morcelé, broyé par le temps libérateur. Vermine grouillante sous les pores de l’existence. Concentration étouffante des masses. Oppression du réel. Goudron de nos esprits. Orifice béant de nos souffrances itinérantes.
Le miroir est brisé, nous voici face au rien.
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